
Nous avons quitté Cuzco voilà une semaine, un peu fatigués de l'ambiance "trop" touristique de la ville avec tous ces gens qui nous harcèlent aux quatre coins de la plaza de armas pour manger dans leur resto ou alors pour venir s'offrir un massage dans tel ou tel endroit. Nous étions bien décidés à rejoindre Abancay, point principal de départ de notre route pour rejoindre une cité inca bien loin de tout...le choquequirao. Et c'est d'ailleurs ce que nous avons fait! A peine aprés avoir quitté Mathieu et Caro qu'un bus nous attendait pour nous y rendre. Aprés une nuit passée à Abancay, nous sautons tôt dans un taxi direction Cachora, premier village le plus proche à deux jours de marche du site. Arrivés à Cachora, sur les forts conseils de Frank, notre pote espagnol rencontré en Bolivie, notre intention première était de louer une mûle pour porter nos gros sacs et notre bouffe...mais, le budjet étant bien serré aprés le Macchu Picchu et cuzco et en découvrant les prix pratiqués, nous y avons renoncé à la dernière minute. A ce moment là, nous savions trés bien qu'il fallait s'attendre à une bien dure randonnée de 4 jours (aller-retour)...d'aprés les dires de notre ami qui lui, l'avait fait sans mûe et qui l'avait bien regretté! Et bien c'est parti! Nous nous chargeons de quelques bouteilles d'eau et de quelques bananes en plus...comme si nos sacs n'étaient pas assez lourds, et en route pour le Choquequirao (avec un moral d'acier!)! Une première journée bien difficile pour arriver au village de Santa Rosa. Les 12 premiers kilomètres ne s'annoncaient pas si durs jusqu'à que nous commencons à descendre sur cet affreux et douloureux sentier, 3 heures durant et que nous aprenions que Santa Rosa se situait sur l'autre versant à comme qui dirait deux heures de marche, et de montée bien sûr! En voyant de l'autre côté du rio ce petit chemin serpenter, je ne m'imaginais pas pouvoir regagner le village dans la journée. Plus je descendais et plus je me disais qu'il faudrait remonter tout ca au retour et redescendre tout ce qu'on aurait monter en suivant etc...Enfin, une vraie torture morale car je vous assure qu'avec 12 kilos sur les dos (et 15 pour Loïc), cette rando s'avérait vraiment difficile! Bref, nous arrivons enfin au bord du rio, première étape à moitié réussie, Santa Rosa n'est plus trés loin! Aprés un bon plat de pâtes pour regagner des forces, nous attaquons la montée. J'essaie de suivre minutieusement les pas de Loïc sans le laisser me devancer de trop mais je perd vite le ryhtme et commence à vraiment galérer. Aprés une bonne heure de montée je n'en peux plus et par chance, un arriero de 14 ans s'il vous plaît, avec sa mûle me propose de porter mon sac (clin d'oeil à David) jusqu'en haut et sur son propre dos, sa mûle étant déjà trop chargée...paraît-il que mon sac ne pesait rien du tout! Enfin, nous arrivons à Santa Rosa tant bien que mal et quel soulagement! Loïc, lui est emcore en pleine forme puisqu'à la découverte d'une rustique machine de bois fabriquant du jus de canne à sucre, s'atèle à nous en faire. (il voulait aussi expérimenter sa machette de la selva)...coupe la canne à sucre dans son champ, l'écraser à coup de masse, puis la broyer en faisant tournoyer cette grande barre en bois à la place de l'âne (un moulin quoi!)..quel travail et quel régal ensuite! Le lendemain au petit matin, sur les 5h30 exactement, nous quittons Santa Rosa à l'assaut du Choquequirao, bien remis de la journée passée par une bonne nuit de sommeil. 2 bonnes heures de montée, bien abrupte encore jusqu'au village de Marampata où nous arrivons trempés de sueur et encore une bonne heure et demi à descnedre et monter (encore et encore) avant d'arriver au pied du site où nous décidons de planter la tente. Aprés un peu de repos, ce n'est que sur les coups de midi que nous nous décidons à grimper de nouveau pour enfin visiter cette lointaine cité inca, il fait un ciel bien bleu à ce moment là. Nous arrivons aprés une petite heure sur la place principale du site et nous sommes tout émerveillés de le découvrir...bien moins spectaculaire que le Macchu Picchu par sa petite taille mais encore plus impressionnat de par sa situation! Une vue ouvrant sur les 3 vallées alentours...ce qui les rendait bien difficilement accessibles et qui leur donnait le contrôle sur ce qui se passait plus bas! Enfin, nous avons juste le temps d-en faire le tour que la pluie se met a tomber et il nous faut retourner au campement. Le problème est au-il est juste 14 heures quand nous arrivons et...qu allons nous faire jusqu a ce que la nuit tombe? Sachant qu une bonne et dure journée de marche nous attend le lendemain, nous décidons de regagner Marampata pour y passer la nuit. Nous pensions pouvoir y louer une mule pour nous décharger un peu mais la propriétaire étant si peu agréable, nous y renoncons une deuxième fois...nous voilà face à la réalité, il va falloir porter nos sacs jusqu au bout..tel est notre destin!Troisième jour...nous n avons fait que descendre et monter tout ce que nous avions auparavant gravi et dévalé et comme je l avais si bien prévu, ce fut loin d etre une partie de plaisir! Je crois que les gouttes de sueur n auront jamais autant coulé sur mon front que durant ces 4 jours de marche! Aprés 4 ardues heures de marche, nous nous posons un instant pour déjeuner et reposer un peu nos jambes bien faiblardes...il ne reste plus grand chose jusqu à Cachora mais notre objetcif de la journée : dormir au col afin que la marche du lendemain ne soit qu une balade de santé de part ses 12 petits kilomètres! Comme le dit si bien Loic, durant ce genre de randonnée, c est le dépassement de soi qu il faut pratiquer! Je pense etre sur la voie mais encore bien loin de maitriser le sujet! Adieu Choquequirao...c-est Nazca que nous regagnons maintenant pour voir de nouveau notre ami Edgardo! |